La Chine pourrait interdire les voitures à essence

Cette déclaration fait trembler de nombreux constructeurs, mais pourrait avoir un impact non négligeable sur la qualité de l’air et de vie des habitants des grandes villes chinoises.

Vers une interdiction ?

Pékin a déclaré prévoir un calendrier pour interdire la construction et de la vente de véhicules diesel ou essence. Ce serait un changement gigantesque pour le marché automobile le plus important sur Terre.
Pour le moment le pays souhaite imposer des quotas de voitures propres pour faire évoluer rapidement les choses.

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La Chine serait-elle prête à suivre la France et au Royaume-Uni qui souhaite interdire la vente des voitures à carburants fossiles sur leurs marchés dans une dizaine d’années.
Des analyses sont en cours et les différents ministères impliquées doivent se coordonner pour fournir rapidement un calendrier réaliste.

Un impact surtout sur les véhicules à essence

En effet, le marché des voitures fonctionnant au diesel est très faible en Chine, l’impact d’une telle réforme touchera donc majoritairement les constructeurs de voitures à essence.

Peu importe le calendrier prévu, cela entrainera des changements titanesque, car touchant 28 millions de voitures –dont 24,4 millions de voitures individuelles– ont été vendus l’an dernier en Chine (+14 % sur un an).

C’est d’ailleurs pour cela que Xin Guobin, le vice-ministre de l’Industrie a déclaré : « Les constructeurs devront, conformément aux exigences, améliorer le niveau d’économies d’énergie des voitures traditionnelles et développer vigoureusement les véhicules à énergies propres« .

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Processus long

Malgré la prime gouvernementale, on ne compte qu’un peu plus de 500 000 nouvelles voitures électriques ou hybrides, soit une hausse de 53 % pour la Chine.

Si l’on en croit les spécialistes du secteur, il sera ardu de stopper la construction des voitures traditionnelles avant une vingtaine d’années, en particulier pour les camions.

Après ces primes et ces déclaration, Pékin souhaite accélérer les choses en obligeant les constructeurs a mettre sur le marché plus de véhicules propres et cela dès 2018.